Deux gouvernements publient une position officielle sur le niveau de sécurité de la Serbie pour leurs propres ressortissants, et aucun des deux ne leur dit actuellement de ne pas y aller. C’est la réponse courte à la question du titre. Ce qui suit est la réponse longue : ce que signale exactement chaque avis, où ils concordent, et où le dossier s’arrête, avec cette page qui le dit plutôt que de deviner.
Cette page ne porte aucune opinion propre sur la Serbie. Elle rapporte ce que publient actuellement le Foreign, Commonwealth & Development Office britannique (FCDO) et le Département d’État américain, vérifié le 9 septembre 2026, et rien au-delà. Là où un avis reste silencieux sur un point que vous pourriez raisonnablement vous demander, cette page le dit plutôt que de combler le vide.
Ne lire que l’avis de votre propre gouvernement, c’est manquer ce que l’autre signale. Les deux se recoupent sur les manifestations et la délinquance de rue, et divergent d’accent ailleurs, ce qui explique pourquoi les deux valent un quart d’heure de lecture avant de faire vos bagages.
La version courte. Ni le FCDO ni le Département d’État américain ne déconseille actuellement de voyager vers une quelconque partie de la Serbie ; le Département d’État classe le pays au niveau 2, Faire preuve d’une prudence accrue, en raison de la criminalité. Des rassemblements de masse et des manifestations ont lieu à Belgrade et dans d’autres villes, parfois avec peu de préavis, et peuvent perturber les transports en commun. Le vol à la tire cible les zones touristiques, les aéroports et les transports en commun. Photographier des sites, du personnel ou des véhicules militaires ou policiers peut mener à une arrestation. Numéros d’urgence : 112 pour toutes les urgences, 194 ambulance, 193 pompiers, 192 police. Les deux avis peuvent changer sans préavis, donc vérifiez la source directement avant de voyager, pas cette page.
Sur cette page
Que disent les avis officiels en ce moment ?
Le guide Serbie du FCDO apparaissait comme « toujours à jour » le 9 septembre 2026, sa mise à jour substantielle la plus récente datant du 13 août 2026. Cette mise à jour portait sur l’allongement des attentes aux frontières Schengen de la Serbie sous le nouveau système Entrée/Sortie de l’UE, pas sur un changement du tableau sécuritaire. Aucune des sections du guide, vérifiées individuellement, ne comporte de mise en garde contre tout déplacement ou contre tout déplacement non essentiel vers une quelconque partie de la Serbie.
Les propres pages d’avis du Département d’État américain n’étaient pas accessibles directement lors de cette vérification ; leur accès est filtré par une étape de vérification automatisée que cette collecte n’a pas pu franchir. L’ambassade américaine à Belgrade reprend la même note sur son propre site : niveau 2, Faire preuve d’une prudence accrue, en citant la criminalité comme raison, sans changement de niveau ni des indicateurs de risque sous-jacents au début septembre 2026.
| Source | Position actuelle | En date du |
|---|---|---|
| FCDO britannique | Aucune mise en garde contre les déplacements vers une quelconque partie de la Serbie | Toujours à jour le 9 sep 2026, mis à jour le 13 août 2026 |
| Département d’État américain (via l’ambassade américaine de Belgrade) | Niveau 2 : Faire preuve d’une prudence accrue, en raison de la criminalité | 4 sep 2026 |
Le niveau 2 se situe sur une échelle du Département d’État à quatre niveaux, en dessous du niveau 3 (Reconsidérer le voyage) et du niveau 4 (Ne pas voyager). C’est le même palier que le Département applique à une longue liste de destinations auxquelles la plupart des voyageurs ne penseraient pas à deux fois, donc traitez-le comme une consigne de base à rester attentif, pas comme un pays signalé pour être évité.
Comment vérifier l’avis vous-même
Les deux avis sont des documents vivants, et les deux peuvent bouger avant votre voyage. Lisez le guide Serbie du FCDO directement sur gov.uk, et celui du Département d’État sur travel.state.gov s’il se charge pour vous ; il ne s’est pas chargé pour cette collecte, qui a utilisé à la place le miroir de l’ambassade de Belgrade. Aucun des deux ne remplace le propre site de l’autre, donc essayez les deux une ou deux semaines avant le départ plutôt que de vous fier à ce que cette page disait en septembre 2026.
Si vous détenez un passeport d’un pays autre que le Royaume-Uni ou les États-Unis, votre propre gouvernement gère presque certainement le même type d’avis. Le Canada, l’Australie, l’Irlande et la plupart des États de l’UE en publient un pour la Serbie ; vérifiez le vôtre spécifiquement ; l’évaluation de risque qui le sous-tend peut peser les choses différemment des deux sources utilisées ici.
Qui appeler en cas de problème
| Besoin | Numéro |
|---|---|
| Toutes urgences | 112 |
| Ambulance | 194 |
| Pompiers | 193 |
| Police | 192 |
| Assistance routière | 1987 |
| Citoyens américains, ambassade des États-Unis à Belgrade | +381-11-706-4000 |
Les quatre premiers numéros viennent de la propre liste du FCDO pour la Serbie. Le numéro d’assistance routière n’apparaît que dans le texte du FCDO ; cette page n’a pas pu le recouper avec un organisme automobile serbe, donc traitez-le comme un point de départ plutôt que comme une garantie qu’il sonne toujours. La ligne de l’ambassade est destinée aux citoyens américains ayant besoin d’une aide consulaire, jour et nuit ; ce n’est pas un numéro d’urgence général et il ne doit pas remplacer le 112.
Peser le risque terroriste que mentionne le FCDO
Le FCDO affirme que des attentats terroristes en Serbie ne peuvent pas être exclus, que toute attaque pourrait être indiscriminée, y compris dans des lieux fréquentés par des étrangers, et que des sites religieux, églises comprises, pourraient être une cible. Il note aussi que la sécurité est parfois renforcée pendant les périodes festives et les grands événements attirant les foules. Il cite un seul incident à ce jour : en juin 2024, un tireur isolé a tiré à l’arbalète sur un policier devant l’ambassade d’Israël, dans le quartier de Savski Venac à Belgrade. C’est l’étendue de ce que documente l’avis ; il ne décrit pas de schéma au-delà de cet unique événement.
Se méfier des manifestations et des fermetures de rues
Les rassemblements de masse et les manifestations sont une caractéristique continue de Belgrade et d’autres villes serbes, selon le FCDO, et ils peuvent commencer avec peu de préavis. Ils ont perturbé les transports en commun et les réseaux de téléphonie mobile par le passé. La plupart restent pacifiques ; le FCDO note que certains ont tourné à la violence, avec un potentiel d’escalade rapide.
Le conseil qui en découle est simple : suivez l’actualité locale pendant votre séjour, prévoyez une marge dans vos plans au cas où une route ou une place serait fermée, restez à l’écart d’une zone où une manifestation se déroule, et partez immédiatement si une foule devient désordonnée ou violente. L’ambassade américaine à Belgrade confirme le même tableau de son côté : elle a publié une série récurrente d’alertes datées sur les manifestations et la sécurité, à peu près tous les un à deux mois en 2025 et 2026, ce qui concorde avec la description du FCDO de rassemblements pouvant survenir avec peu de préavis plutôt que selon un calendrier prévisible.
Se prémunir contre les pickpockets et la délinquance de rue
Les conseils du FCDO en matière de criminalité pour la Serbie se concentrent sur le vol à la tire, particulièrement dans les grandes villes : les zones touristiques, les aéroports, les transports en commun et les aires de service autoroutières sont les lieux qu’il cite spécifiquement. Il avertit aussi que des criminels peuvent supposer qu’un visiteur étranger transporte plus d’argent liquide qu’un habitant, et que les véhicules quatre roues motrices et de luxe attirent leur propre attention.
Sur les taxis, le conseil du FCDO est de n’utiliser que des taxis enregistrés, identifiables par un numéro d’enregistrement municipal affiché à côté du propre numéro du véhicule, et d’appeler un radio-taxi plutôt que d’en héler un dans la rue. Il ajoute que la plupart des exploitants parlent anglais, ce qui retire la principale excuse pour ne pas passer par un appel.

Ce qui se passe autour d’un derby Étoile Rouge-Partizan
Si votre visite coïncide avec un match de football, le FCDO signale un risque précis : certains événements sportifs ont connu des violences et de la petite délinquance, particulièrement autour des derbys de Belgrade entre l’Étoile Rouge et le Partizan. Il conseille une prudence supplémentaire dans et autour des stades pendant un match, et avertit que quitter un stade ensuite peut entraîner des retards importants, les protocoles de sécurité séparant les groupes de supporters rivaux. Les transports dans la zone peuvent aussi être perturbés ; pour les matchs internationaux, des bus sont généralement prévus spécifiquement pour les supporters visiteurs.
Porter une pièce d’identité, et ce que vous ne pouvez pas photographier
Le FCDO dit à ses propres ressortissants de toujours porter un passeport comme pièce d’identité en Serbie, ou une carte de résident s’ils y vivent, et d’en garder une copie séparément dans un endroit sûr. C’est la propre formulation du FCDO sur ce point, pas une citation directe du droit serbe, donc traitez-le comme une bonne pratique de voyage plutôt que comme une formalité spécifique à une seule nationalité.
Ne photographiez pas les sites, le personnel ou les véhicules militaires ou policiers. Le FCDO avertit que le faire n’importe où en Serbie peut mener à une arrestation ou à des difficultés avec les autorités. Il note par ailleurs que les aéroports serbes utilisent une technologie pour scanner les bagages des passagers en transit à la recherche d’objets illégaux, ce qui vaut la peine de savoir si vous transitez plutôt que de commencer ou finir votre voyage dans le pays. Les peines pour drogue sont strictes aussi : le FCDO avertit de peines sévères pour possession ou trafic de drogue, cannabis compris, sans indulgence sous-entendue pour de petites quantités.
Bien lire l’avertissement sur les mines
Ceci s’applique à un coin précis du pays, pas à la Serbie en général. Le FCDO avertit d’un danger résiduel des mines et bombes non explosées laissées par le conflit du Kosovo de 1999. Il situe la plupart des zones concernées dans les montagnes au nord et à l’est du Kosovo, c’est-à-dire à l’intérieur du sud de la Serbie, près de la frontière administrative, pas près de Belgrade, de Novi Sad ni des itinéraires touristiques habituels. Là où cela s’applique, le conseil est de faire particulièrement attention, de rester sur les routes balisées, de ne jamais toucher quoi que ce soit qui paraît suspect, et de le signaler à la police ; une végétation épaisse recouvre la plupart du terrain concerné et le dissimule à la vue.
Conduire sur les routes que les autorités signalent comme risquées
Le FCDO décrit l’état général des routes serbes comme très variable, pire dans les zones rurales et pire encore après le mauvais temps. Il nomme une route spécifiquement comme particulièrement dangereuse : l’Ibarska Magistrala, qui relie Belgrade au Monténégro en passant par Cacak et Uzice. Si votre itinéraire touche ce corridor, prévoyez plus de temps que ne le suggère la carte, et attendez-vous à ce que le revêtement et la visibilité changent sans préavis.
Un détail ici ne s’applique qu’aux ressortissants britanniques : un permis de conduire britannique avec photo couvre une série de courts séjours sur un an, ou un séjour continu allant jusqu’à six mois, après quoi un permis local devient nécessaire ; le FCDO recommande de porter aussi le permis de conduire international de 1968, puisque la police serbe le reconnaît. Si vous détenez un permis d’ailleurs, cette règle précise ne vous concerne pas, donc vérifiez l’avis de votre propre gouvernement sur la conduite à l’étranger plutôt que de supposer qu’elle s’applique.

Voyager en tant que visiteur LGBT+
L’activité sexuelle entre personnes de même sexe est légale en Serbie, et des lois anti-discrimination existent, selon le FCDO, qui pointe aussi vers des auberges, clubs et événements accueillants pour les LGBT+ à Belgrade spécifiquement. À l’inverse, il avertit que les préjugés du public envers les personnes LGBT+ restent relativement élevés, et que montrer de l’affection en public pourrait attirer une attention indésirable. Lisez les deux moitiés ensemble plutôt qu’une seule : la situation légale et la situation sociale ne sont pas la même chose ici.
Ce que nous n’avons pas pu confirmer
Cette page a tenté de trouver des statistiques serbes officielles de criminalité ou de sécurité publique pouvant se placer aux côtés des deux avis gouvernementaux étrangers ci-dessus, plutôt que de s’appuyer sur eux seuls. La liste thématique publiée par l’Office statistique de Serbie n’inclut pas de catégorie criminalité, sécurité ou maintien de l’ordre en anglais, seulement une section judiciaire couvrant la charge de travail des tribunaux, ce qui mesure autre chose. Les pages générales du ministère de l’Intérieur, vérifiées pour cette collecte et une précédente, ne publient pas non plus de chiffres de criminalité.
Ce vide reste ouvert plutôt que d’être comblé par un chiffre venu d’ailleurs. Si un tableau statistique vous importe plus qu’un tableau narratif, aucune source serbe officielle trouvée pour cette page ne l’offre actuellement sous une forme que nous pourrions citer ; les avis du FCDO et du Département d’État ci-dessus sont, pour autant que cette vérification ait pu l’établir, la parole datée la plus actuelle sur le sujet.
Questions fréquentes
La Serbie figure-t-elle actuellement sur une liste de destinations à éviter ?
Non. Au 9 septembre 2026, le FCDO ne porte aucune mise en garde contre les déplacements vers une quelconque partie de la Serbie, et le Département d’État américain la classe au niveau 2, Faire preuve d’une prudence accrue, deux paliers en dessous de son niveau Ne pas voyager. Vérifiez l’avis actuel vous-même avant de partir, car l’un ou l’autre peut changer.
Quel numéro appeler en cas d’urgence ?
Le 112 couvre toutes les urgences. Le FCDO liste aussi le 194 pour l’ambulance, le 193 pour les pompiers et le 192 pour la police spécifiquement, et le 1987 pour l’assistance routière, bien que ce dernier vienne d’une source unique que nous n’avons pas pu recouper.
Dois-je m’inquiéter des manifestations dont j’ai entendu parler ?
Elles sont une caractéristique réelle et continue de Belgrade et d’autres villes, et le FCDO comme l’ambassade américaine les traitent comme suffisamment routinières pour les suivre séparément plutôt que comme un événement isolé. La plupart restent pacifiques. La réponse pratique est de suivre l’actualité locale, d’éviter la zone d’une manifestation, et de partir si elle tourne au désordre, pas d’éviter le pays pour cette raison.
Puis-je prendre des photos de véhicules de police ou militaires ?
Non. Le FCDO avertit que photographier des installations, du personnel ou des véhicules militaires ou policiers n’importe où en Serbie peut mener à une arrestation ou à des difficultés avec les autorités. Aucune exception n’est mentionnée pour les touristes.
La Serbie est-elle sûre pour les voyageurs LGBT+ ?
L’activité entre personnes de même sexe est légale et des lois anti-discrimination existent, et Belgrade compte des lieux et événements accueillants pour les LGBT+, selon le FCDO. Il avertit aussi que les préjugés du public restent relativement élevés et que les démonstrations d’affection en public pourraient attirer une attention indésirable, donc la situation légale et la situation sociale valent la peine d’être pesées séparément.
Guides liés
Les essentiels du voyage en Serbie couvrent les formalités d’entrée à partir de sources officielles, l’étape naturelle après un avis. La Serbie en 7 jours propose un rythme réaliste si vous construisez encore votre itinéraire. Si une perturbation des transports en commun pendant une manifestation affecterait vos plans, se déplacer à Belgrade couvre le réseau lui-même, et louer et conduire une voiture en Serbie va plus loin sur ce qu’implique un voyage en voiture, règles de permis comprises.
